>Les croisades ne se sont jamais arrêtées

Traduction d’un texte original en Arabe par “o_ussama” sur le forum minbar :

Assalamou alaykoum wa rahmatou llah ;

J’ai lu cet article et trouvé très intéressant. Je l’ai donc hâtivement traduit pour les francophones – je m’excuse par avance pour les fautes de traduction et de styles - . Il parle de la « conscience de croisade » qui sommeille au fond des occidentaux et qui ne les a jamais quitté quelques soient les apparences.

Pour les noms propres, pour la plupart français et anglais, je les ai rapportés tels qu’ils sont en arabe dans le texte, du moins pour ceux que je ne connaissait pas , ce qui fait qu’ils seront certainement mal traduit pour ce qui les connaissent à l’avance, j’en suis désolé. Toutefois ceci n’enlève rien au sens général.

Mouhammad mourou

Les déclarations récentes des dirigeants de la ligue du nord, après sa réussite aux élections italiennes, en alliance avec le premier ministre Silvio Berlusconi, mettent en lumière un racisme croisé âpre. Mario Borghezio, un des dirigeants du parti, a en effet déclaré que la réussite aux élections constituait un rejet fort pour l’islam et les musulmans, ainsi qu’une confrontation ouverte avec ceux qu’il qualifie d’extrémistes, de terroristes et de moudjahidines musulmans ; qu’il fallait purifier l’Europe de ces musulmans. Rappelons que Silvio Berlusconi avait lui-même dans le passé qualifié la civilisation musulmane de rétrograde.

Il serait donc totalement erroné de croire que les croisades aient un jour pris fin, ou bien qu’elles soient reliées à une période historique bien précise, ou encore que cette conscience croisée inhérente à l’Europe ait réapparu après la fin de la guerre froide uniquement dans le but de se trouver un nouvel ennemi. La vérité est que cette conscience croisée fait partie intégrante de la mentalité européenne, et ceci pour diverses raisons : doctrinaires, historiques, politiques, économiques. Cela a toujours été et demeurera tout au long de la présence humaine sur la planète. Et même si des différents et des contradictions secondaires apparaissent pour occuper une place à certains lieus et époques, comme ce fut le cas entre le capitalisme et le communisme par exemple.

Toutefois ces querelles de second rang finissent rapidement par s’éclipser devant la contradiction essentielle. L’occident dans sa totalité est païen, qu’il soit capitaliste, communiste, nazi, socialiste, fasciste ou bien libérale ; l’islam et les musulmans demeure l’ennemi premier pour l’occident quelque soit son idéologie.

Lorsque l’ancien président russe Mikhaïl Gorbatchev a voulu présenter ses lettres de créances à l’Europe et à l’Amérique, il a cité l’unité de l’avenir chrétien et sa civilisation, laquelle est en fait une civilisation païenne teintée de christianisme et pour l’essentiel d’influence grecque. Elle ne renferme en elle rien du vrai christianisme, ni même du christianisme maquillé, si ce n’est quelques épluchures.

L’ancien président américain Richard Nixon a déclaré « : l’islam sera bientôt une force géopolitique extrémiste. Avec la démographie montante et les potentialités offertes, les musulmans formeront de grands dangers. L’occident sera alors forcé de s’unir avec Moscou pour faire face à la bellicosité du monde islamique. Et ce qui appuie cet argument c’est que l’islam et l’occident sont opposés, il appartient à l’occident de s’unir pour affronter le danger islamique imminent ».

Celui qui suit l’histoire du conflit entre la civilisation islamique et la civilisation occidentale, trouvera que les déformations occidentales pour l’islam et sa civilisation n’ont jamais cessé depuis l’apparition de cette religion et ce de manière uniforme. C’est une représentation qui n’a aucunement changé, sauf dans les moyens pour faire parvenir le contenu et l’image, que ce soit des moyens humains (dirigeants, journalistes, orientalistes) ou bien matériels.

Le célèbre commentateur russe Vassiliev déclare « : certes, l’Amérique considère aujourd’hui le monde musulman comme le nouvel empire du mal ».

Le mouvement évangélique quant à lui ne cherche aucunement à évangéliser le musulman, elle s’efforce avant tout à faire sortir les musulmans de leur religion et à les laisser sans communauté et sans identité religieuse, considérant que l’entrée au christianisme est un honneur que le musulman ne mérite pas.

La vague xénophobe et croisée qui prend de plus en plus d’ampleur en Europe et en Amérique ne se limite pas seulement aux dirigeants, ni à des courants politiques précis, mais elle touche l’ensemble, exprimant ainsi une conscience croisée ayant pénétré l’occident.

Ce que nous venons d’observer de la vague âpre xénophobe et croisée en Europe et en Amérique se rattache particulièrement à la chute du communisme qui a laissé à l’Amérique seule les rênes du pouvoir dans le monde. Est-ce que c’est pour cela pourtant que l’occident comment à chercher un ennemi à remplacer au communisme, et de ce fait il s’est redirigé vers son vielle hostilité envers l’islam ? Ou bien est ce que la question est bien plus profonde que cette explication superficielle ? Spécialement lorsque l’Amérique utilise deux poids deux mesure pour mesurer les choses.

En réalité la base scientifique et objective nous apprend : la chute du communisme ne mène pas nécessairement à l’hostilité envers l’islam. Et la recherche occidentale d’un ennemi remplaçant le communisme – peut être parce que l’occident à besoin d’un ennemi permanent – ne peut en aucun cas justifier le choix spécifique de l’islam comme ce nouvel ennemi, tant qu’il n y a pas une préparation personnelle dans la conscience occidentale pour accepter cette idée ; c’est-à-dire tant que cette inimitié envers l’islam ne soit pas déjà profondément ancrée dans la conscience occidentale avant la montée et la chute du communisme.
Il nous appartient alors de saisir avant tout que le communisme n’est rien d’autre qu’un visage de la civilisation occidentale ou bien une de ses émanations, laquelle a accoucher du capitalisme, du nazisme, du fascisme, du socialisme et la démocratie et autre. Le différend qui a opposé le capitalisme et le communisme n’était rien d’autre qu’un différend entre deux parties issues tous deux de la même civilisation « la civilisation occidentale ». Ils portaient tous les deux les signes fondateurs de cette culture, et ceci n’est pas un secret. Même les penseurs occidentaux eux même avant la chute du communisme le reconnaissent. L’historien anglais Arnold Tweenby déclare « : la concurrence entre l’union soviétique et les Etats-Unis pour diriger le monde, et entre le système libre et le communisme est un sujet de discorde interne à la famille de la société occidentale.

Bien avant l’apparition du communisme, pendant son ascension et après sa chute, la contradiction première fut et demeura toujours dans ce monde entre la civilisation occidentale et la civilisation islamique. Une contradiction qui a mené à un conflit qui perdura dans le temps et le lieu, dans l’histoire et la géographie, et occupa une place importante dans l’histoire de ce conflit depuis l’apparition de l’islam jusqu’à aujourd’hui. Et toutes les forces occidentales sans exception, de même que toutes les émanations de la civilisation occidentales sans exception, ainsi que tous les états occidentaux regagnent le camp hostile à la civilisation islamique.

Il est vrai qu’il puisse survenir des désaccords entre certains états occidentaux, ou bien entre certains systèmes politiques occidentaux, ou bien entre le capitalisme et le communisme à titre d’exemple, ou encore entre le camp soviétique et le camp euro américain. Toutefois ceci reste dans le cadre de contradictions secondaires. Ceci peut même dans certains cas s’étaler et prendre une place importante dans l’histoire. Mais, quelque soit leur intensité, elles portent toujours en elles les traces de différents secondaires qui disparaissent rapidement devant le désaccord essentiel.

Ainsi malgré la violence du conflit secondaire entre la France et l’Angleterre à la fin du dix-neuvième siècle, nous voyons que le désaccord s’éclipse avec l’apparition de la révolution arabe en Egypte, on voit alors la France sacrifier ses intérêts en Egypte et abandonner entièrement sa part au profit de l’Angleterre par peur des dangers que représente le soulèvement arabe pour le projet coloniale dans sa totalité , de même que l’on voit les différents disparaître entre l’Amérique et l’union soviétique au sujet de la Palestine. Nous savons que les deux états reconnurent immédiatement Israël après sa constitution en 1948.

L’on constate donc que la contradiction de l’occident avec l’islam est la contradiction essentielle qui a traversé le temps et le lieu depuis l’apparition de l’islam jusqu’à ce jour, que l’Europe fut sous le régime féodale ou bien celui de l’église, sous le capitalisme ou encore après l’apparition des idéologies fasciste, nazie et communiste.

Et l’attitude occidentale envers les musulmans demeure le même que celle du pape Urbain 2 - le lanceur des croisades – lequel celui-ci tint ce discours en 1095 au concile de Clermont Ferrand en France « : ô soldats chrétiens ! Partez et débarrassez les terres saintes des mains des infidèles musulmans ; allez et lavez vous les mains avec le sang de ces musulmans infidèles ».

Oui, bien avant que n’apparaisse et ne disparaisse le communisme, l’islam a toujours été le véritable ennemi et le restera à jamais. Le cardinal latejorie définissant les buts du colonialisme en Algérie dit « : nous devons sauver ce peuple et le libérer du coran. Et nous devons élever leurs enfants selon d’autres principes que ceux de leurs grands pères. Le devoir de la France et soit leur enseigner l’évangile ou bien les exterminer.

Le général Clermont Tonnier ministre de la guerre en France en 1830, l’année de la conquête de l’Algérie, déclare « : l’expédition en Algérie est une croisade, préparée par les soins divins pour être exécutée par le roi de France, que Dieu a choisi pour la vengeance contre les ennemi du christianisme.

Le général Bugeaud - dirigeant de la campagne militaire en Algérie – s’occupait à rassembler des enfants et les confier à l’abbé Bremond en lui disant « : père , faites en sorte d’en faire des chrétiens ! »

Le même général ajoute ailleurs « : l’islam vit ces derniers jours en Algérie, et dans une vingtaine d’années aucune autre divinité que le Christ ne sera adorée en Algérie ».

A l’occasion du centenaire de l’occupation française en Algérie, les orateurs français déclarent « : ce que nous fêtons aujourd’hui n’est pas le centenaire de notre conquête de l’Algérie, mais la célébration des obsèques de l’islam en son sein ».
Au cours de la même occasion un des colons français en Algérie déclara « : l’ère du croissant est révolue, et celle de la croix commence pour demeurer à jamais ».

En 1926 un journal français écrit « : abd al karim al khattabi s’est rendu sans condition et s’est placé sous protection française. C’est ce que nous voulions, l’évènement est capital, il frappe l’islam en plein cœur et il nous est possible à présent d’en finir rapidement avec cette religion ».

Et lorsque le général Allenby entra à Jérusalem (al qouds) le 9 décembre 1917, il cita sa parole célèbre « : maintenant se terminent les croisades ».

Le général Gouraud quant à lui, lorsqu’il entra à Damas le 21 janvier 1920 se rendit sur la tombe se silahoudine al ayoubi et s y tint devant en disant « : tu vois silahoudine nous sommes revenu ».

Les déclarations d’Allenby et de Gouraud ne reflètent rien d’autre que la position politique et culturel européenne de l’époque. Les journaux britanniques diffusèrent les photos d’Allenby en inscrivant en dessous les paroles qu’il prononça. LLoyd gorges, le ministre des affaires étrangères félicita Allenby au parlement pour avoir remporté la victoire au cours de la dernière expédition des guerres de croisades qu’il nomma la huitième croisade.

Et le soldat italien lorsqu’il partit en Libye pour l’occuper, écrivit à sa mère « : mère, fais bien tes prières, ne pleure pas, mais rit et penses, je me rend à Tripoli, heureux, je vais sacrifier mon sang dans le but d’exterminer la communauté maudite, je vais combattre la religion islamique, je vais lutter de toutes mes forces pour effacer le coran ».

Lawrence brawn déclare « : l’islam est l’unique rempart qui se dresse face au colonialisme européen ».

Le précèdent premier ministre anglais déclare « : tant que ce coran sera entre les mains des musulmans, l’Europe ne pourra jamais dominer l’orient ».

Et l’orientaliste Gardner « : la force que renferme l’islam est celle qui fait peur à l’Europe ».

Anthony Nanting « : le monde occidental doit tenir compte du fait que l’islam est une force permanente et solide qui nous affrontera toujours à travers la Méditerranée ».

Un responsable du ministère des affaires étrangères français déclare en 1952 « : le communisme n’est pas selon moi un danger pour l’Europe, le véritable danger qui nous menace directement et violement c’est le péril islamique ».

Philippe Fondas « : c’est une obligation pour la France de s’opposer à l’islam dans ce monde, et d’adopter une politique d’hostilité envers l’islam, et d’essayer dans la moindre mesure de freiner sa propagation ».

L’orientaliste français Quémon « : il est un devoir d’exterminer le cinquième des musulmans, et de condamner le reste aux travaux forcés, de détruire la Ka’aba et de déposer la tombe de Mouhammad au musée du Louvre ».

Ayoujine rousto, président de la section des planification au ministère américain et assistant du président Johnson aux affaires du Moyen Orient jusqu’en 1967 déclare « : il faut que nous comprenions que les différends qui se trouvent entre nous et les populations arabes ne sont pas des différends entre états ou bien populations mais ce sont des oppositions entre la civilisation islamique et la civilisation occidentale.

(Les sionistes ont tellement saisi l’ampleur de l’hostilité européenne envers l’islam qu’ils se servent du slogan « combattez les musulmans » dans le but d’appeler les européens à faire des donations à Israël.)

Même les soutiens de la dictature et du communisme ont leur part d’hostilité envers l’islam ; le dictateur portugais ne cessait de dire « : le véritable danger pour notre civilisation c’est celui que peuvent créer les musulmans ».

Le journal du parti communiste dans sa parution du 22 mai 1952 « : il est impossible d’asseoir ferment le communiste avant d’avoir enfin éradiquer l’islam ».

Il est donc évident que l’hostilité envers l’islam à touché toutes les émanations de la civilisation occidentale, c’est une conscience européenne profonde bien avant l’apparition du communisme, et bien après sa chute. Ce n’est en aucun cas un phénomène spontané dans la mentalité et la conscience des européens.

1 Commentaire(s)

  1. Commentaire par Durand on 11 mai 2008 4:17

    Bonjour,
    L’article que je viens de lire ne fait pas honneur, ni à son auteur, ni à l’histoire.
    Les nombreuses citations n’engagent que leurs auteurs, pas les peuples.
    L’Algérie, sauf information contraire, est toujours musulmane. Si donc des illuminés avaient pour ambition de changer cet état de fait force est de constater qu’ils ont échoué.
    L’histoire a maintes fois démontrée qu’on ne change pas la nature d’une Nation sur ordre. Cette nature fait partie de la Nation et est cette Nation.
    Vous dites de plus que l’Occident est païen. C’est ce que vous voyez de votre point de vue. Il en va de votre opinion à l’emporte pièce comme de l’enfer et du paradis : selon ses croyances, l’enfer des uns est le paradis des autres et vice et versa.
    Sachez que historiquement, les trois religions monothéistes découlent, dans l’ordre de leur apparition de la religion antique de l’Égypte ancienne (Dieu = Amon, trinité
    Isis, Osiris, Horus) qui a inspiré le Judaïsme, qui a inspiré le Christianisme (qui reprend la trinité Egyptienne et le tabernacle = Naos), qui a inspiré l ‘Islamisme (qui reprend une grande partie du Christianisme, ce qui vous met en contradiction : on ne peut qualifier de païens des gens qui ont le seul tord de pratiquer une religion dont la votre est largement inspirée).
    Vous avez raison de dire que notre civilisation est inspirée des grecs (vous devriez ajouter des latins) qui se retrouve dans notre langue, nos coutumes, nos fêtes.
    Rien d’extraordinaire à cela, le monde est ainsi fait : rien ne naît spontanément, mais tout évolue, et, un après découle forcément d’un avant. Il est donc fallacieux de conclure qu’une civilisation est païenne parce que elle ne rentre pas dans vos critères de jugement.
    Ce qui vous parait païen à vous ne l’est pas pour d’autres.
    Enfin, le terme de croisade que vous nous jetez à la face est d’autant plus insultant que vous savez pertinemment qu’il est faux. Si les croisades ont effectivement existées, celles-ci sont révolues et sont depuis des lustres sorties des têtes, lesquelles têtes appartenaient à l’élite dirigeante, les peuples, comme toujours, avaient d’autres chats à fouetter. Après les croisades, il y a eu les guerres de religions, puis il a fallu subir le joug de l’église. Les chrétiens de l’occident avaient autre chose à penser que l’Islam à l’époque. Au moins un pays en occident à réglé le problème une bonne fois pour toute : la France et sa laïcité. L’état ne reconnaît aucune religion mais vous êtes libre de pratiquer celle que vous voulez, dans un environnement chrétien, certes, cela est historique. On ne peut pas balayer 15 siècles d’histoire sur ordre. Ce droit, pas de religion officielle et pratiquer la religion de son choix n’est pas acquis partout et encore moins en terre musulmane rigoureuse.
    Pour terminer, vous faites (involontairement ?) le jeu de la clique de Bush qui a pris le prétexte des faux attentats perpétrés par lui-même pour s’emparer du pétrole Irakien sous le faux alibi de menace islamiste créant ainsi artificiellement un climat de conflit qui arrange grandement l’empire étasunien aux dépens du reste du monde. Vous savez fort bien que tout cela est faux et que les peuples ne demandent qu’une chose : vivre en paix les uns avec les autres. Il se trouve que des gens comme vous qui propagent de fausses informations ne font qu’attiser un feu qu’ils semblent se réjouir de voir brûler.
    En conclusion, vous vous trompez de cible : l’Europe ne fait plus de croisade et n’a pas l’attention d’en faire. L’Europe est peut-être le dernier contre pouvoir étasunien (de moins en moins, à mon grand regret, je vous l’accorde) et est de facto plutôt pour vous que contre vous.
    Pour ce qui me concerne, je revendique haut et fort n’appartenir à aucune religion et ne veut subir le dictact d’aucune religion. J’ai ma propre spiritualité et je respecte celle des autres.
    A vos yeux, suis-je païen ou simplement moralement sage ?
    Cordialement et sans rancune.

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